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  • Photo du rédacteurLa Direction Générale

Projet de loi immigration




L’évolution des discussions du projet de loi sur l’immigration suscite la plus vive inquiétude parmi les associations engagées contre la pauvreté. Ce sont désormais les propositions votées par la majorité du Sénat qui se trouvent au cœur des discussions. Elles sont marquées par une dérive contraire à tous les principes de l’accueil organisé et de l’intégration républicaine des personnes étrangères dans notre pays. La suppression de l’aide médicale d’Etat, des allocations familiales pour les personnes en situation régulière, le rétablissement des délits de solidarité et de séjour irrégulier n’ont pas de place dans notre République.

La FAS demande dans ces conditions l’abandon de ce projet de loi qui ne peut désormais plus semer que l’indignité et le désordre. Nous demandons au gouvernement de mettre en œuvre, sans délai par des moyens non législatifs, les mesures utiles relevant des moyens d’accueil et d’accompagnement des étrangers, de leur accès au travail ou encore du ciblage des décisions de reconduite pour cesser de précariser sans raison des milliers de personnes, d’associations, de services publics et d’entreprises.

Nous déplorons notamment la remise en cause des dispositions relatives à la régularisation de personnes étrangères pour le travail, indépendamment de l’accord des employeurs qui reste une nécessité. Elles doivent être mises en œuvre d’une manière ou d’une autre.

La Fédération des acteurs de la solidarité exprime tout particulièrement sa plus vive inquiétude face au risque de voir entériner les demandes de la majorité du Sénat visant à exclure les personnes étrangères sans papiers des hébergements d’urgence. Une telle perspective serait fondamentalement contraire à toutes les exigences de dignité, de solidarité, d’ordre public et à ce qui fait le sens même de l’engagement des professionnel.le.s et des bénévoles dans les associations.

Au moment où trop d’enfants sont encore à la rue, où le sens du travail social est sans cesse malmené, la Fédération des acteurs de la solidarité appelle ses adhérents à une grève ou à toute forme d’action associant les personnes accompagnées le 18 décembre 2023, journée internationale des migrants, à 17h, moment du début de la réunion de la Commission mixte paritaire en charge de la suite de la discussion du projet de loi.

Le monde de demain ne peut pas livrer sciemment des enfants, des femmes et des hommes aux violences de la rue.

Ou alors ce serait sans nous.

Contact presse : Charlotte Abello, chargée des relations médias : charlotte.abello@federationsolidarite.org – 06 17 80 03 5

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